Paroisses catholiques du secteur de Champagnole
La preuve en est faite de ce jeudi 21 juillet 2011, où, la Pastorale du Tourisme de la Paroisse de Notre Dame de Mièges, a proposé son pèlerinage annuel. Avec une pluie battante[1] de début de matinée, les pèlerins déterminés ne se sont pas découragés, faisant confiance à cet adage : « La pluie n’arrête pas le pèlerin ! ». Le rendez est donné à l’église de Gillois . Le ton est alors posé : d’une journée tournée vers le temps donné, vers les grands espaces et les larges horizons, vers les longues routes, les chemins vers l’infini, et, les ponts à traverser et à construire !…..Allez, en avant, direction vers le « chemin des morts[2] » !
Arrivé à Sirod, c’est Notre Dame du pont qui nous accueille. Mr Guy Fumey, avec passion, nous relate l’histoire de la chapelle et de ses restaurations récentes. Nous découvrons un édifice au nord de Sirod, sur la rive droite de la rivière de l’ain, dont les vertiges les plus anciens datent de 1492[3]
Prière à Notre Dame du Pont de Sirod :
O Vierge Sainte, je viens avec une entière confiance, vous adresser ma prière.
Pendant des siècles vous avec exaucé tous ceux qui sont venus ici vous invoquer.
Vous avez rendu la santé aux malades, consolé, les affligés, protégé les faibles et converti les pêcheurs.
Secourez-moi en ce moment, intercédez pour moi auprès de Jésus, votre divin Fils, afin qu’il m’accorde la grâce que je lui demande par votre entremise.
Couvrez de votre protection maternelle cette paroisse qui vous est chère à tant de titres, conservez la foi dans toutes les familles qui en font partie : qu’elles soient toutes des familles vraiment chrétiennes.
O mères des douleurs, vous avez été établie la gardienne de nos chers défunts ; priez pour tous ceux dont l’âme souffre en purgatoire, obtenez-leur des soulagements dans leurs peines et que bientôt, ces âmes souffrantes, grâce à votre puissante médiation, puissent entrer dans le ciel.
Amen !
Dans la chapelle les pèlerins ont réfléchi, guidé par le Père Dussouillez……
Un pont, c’est ce qui permet d’entrer en relation : de l’autre rive, de la montagne, on ne sait pas qui est l’autre, comment il vit. On n’imagine pas une ville sans ses ponts. Un pontife, c’est celui qui établit une relation entre Dieu et les hommes.
Un pont : c’est un passage, souvent étroit, contrôlable. Jésus parle souvent de la porte, étroite, comme passage obligé pour entrer dans le royaume.
Un pont permet à des gens, séparés, par des rivières, par la montagne, de se rencontrer, de se parler, d’être en relation. Des grands ouvrages font notre admiration : le pont de Normandie, de saint Nazaire, de Millau…..
Moins on se connaît, plus on se méfie, plus on se prête des mauvaises intentions.
Rencontrer, cela veut dire : prendre des risques ; accepter que l’autre soit différent de nous. Nous avons des choses à donner à recevoir.
Les Pèlerins ont poursuivi leur route vers la Papeterie et la visite de la centrale. L’histoire de l’usine est racontée par le responsable. Un éclairage scientifique s'impose sur le parcourt de l'eau et son système de captage. Pour permettre une eau de qualité, les écoutants découvrent les conditions de filtration de la précieuse ressource et le principe de l’ozone, puis, sa diffusion dans le réseau : tout cela savamment expliqué !. Dans les souterrains de la centrale les pèlerins s’infiltrent et ils remarquent tous les recoins. Ils observent les machines puissantes.
Le temps passe et l’heure de se restaurer arrive, les pèlerins se dirigent vers l’étang de Conte où la municipalité les accueille dans le gite étape. Ah ! Chaleur, convivialité, partage sont au rendez-vous, chacun se présente et des ponts d’amitié se construisent.
Le temps s’est levé pour cette partie de journée et les pèlerins téméraires et courageux sont heureux de ce cadeau du ciel. Le rendez-vous est donné à la chapelle de Conte, où Mme Le Maire du village présente ce lieu restauré et charmant, une perle…… « Venez et Voyez ! »
Les flaneurs s’émerveilleront des paysages et des dénivelés….Ah que la « montagne est belle ! »
La dernière étape est annoncée, arrivée à Notre Dame de la Garde de Gillois. Vierge édifiée sur la route en direction de Nozeroy.
Nos Pèlerins ravis de ce chemin parcouru prennent conscience que « déjà il se fait tard » et que la destination d’arrivée est proche. Mais pas d’aux revoirs, sans visiter et sillonner les ruelles de Gillois, où, Jean Pagnier, premier adjoint au Maire, prend le relais pour les explications et l’histoire du village. Les marcheurs montent le chemin de la citadelle[4] et s’émerveillent du point de vue sur Gillois en présence de Notre Dame de Lourdes qui veille sur les Grabons et surplombe le village. Direction l’église et sa visite. A nouveau les randonneurs se confondent d’admiration de cette église restaurée avec goût et audace, suite à son incendie d’octobre 1998.
Un verre de l’amitié fut partagé à la salle de convivialité de Gillois où les promeneurs se donnent rendez-vous pour l’an prochain avec une autre aventure Pèlerine sur le canton de Nozeroy.
Merci et hommage aux organisateurs.
[1] La pluie battante à Gillois est décrite ici par un e pluie qui n’est en aucun cas une petite brume rafraichissante, mais une pluie abondance vigoureuse, qui mouille jusqu’aux os !!
[2] Lorsque Gillois n’avait pas d’église, les morts étaient enterré à Sirod, d’où le nom donné à ce chemin
[3] Sirod chapelle notre Dame du Pont – 1482-2005
[4] Pas celle de Besançon mais bien celle de Gillois, point culminant où est construite l’eglise.
Quelques autres images de cette journée