Paroisses catholiques du secteur de Champagnole
Je suis allée sur le pas de ma porte et dehors,
il y avait des gens : ils allaient, venaient, marchaient, couraient.
Les motos couraient, les autos couraient, les bus couraient, tout le monde courait,
Ils couraient pour ne pas perdre du temps,
ils couraient à la poursuite du temps pour gagner du temps.
Toi, Seigneur, qui es en dehors du temps,
tu souris en nous voyant nous battre avec le temps.
Oui, Seigneur, j’ai le temps, tout le temps que tu me donnes : les années de ma vie,
les journées de mes années, les heures de mes journées, elles sont entièrement miennes.
C’est à moi de les remplir tranquillement, calmement,
Pour en suite te les offrir (…)
Pour cela, Seigneur, je ne te demande pas le temps de faire ceci,
ou cela ou encore davantage.
Je te demande seulement la grâce de faire bien et consciencieusement
ce que tu demandes de faire avec le temps que tu me donnes.
Pour faire ensemble, avec la tête, avec les bras, avec les jambes…
Construire ou marcher, se sentir enfin exister…
Faire avec son cœur…
des vacances pour créer
Pour apprendre, réfléchir…
Tout le monde apprend et réfléchit…
Chacun dans son domaine, dans sa sphère…
Mais que se passe-t-il ailleurs ?
Les vacances : temps d’ouverture…
Des vacances pour s’ouvrir au monde !
Pour se reposer, pour se parler…
La course folle de la vie nous emporte…
On ne sait plus très bien où, ni pourquoi…
La solitude, le matérialisme nous guettent…
Notre vie a besoin d’un supplément d’âme…
Besoin d’en parler… d’être écouté…
Des vacances pour aimer !
Pour faire silence, méditer…
La vie est une vaste bousculade : on vit à 100 à l’heure !
Pourtant au fond de nous demeurent les questions éternelles…
Celles que tout le monde finit par se poser…
Mais sans s’y arrêter !
Les vacances : un temps fort pour vivre plus,
Pour se mettre à l’écoute d’un Autre…
Des vacances pour prier !
L’été… le temps de retrouver le temps, de se laisser saisir par la beauté du monde et, par elle, de se laisser porter jusqu’à Dieu….
Me voici en vacances !
Seigneur,
Me voici en vacances, avec :
La mer à mes pieds,
Le soleil qui tape,
Le sable brûlant…
A peu près le décor rêvé que chantent tant de refrains !
- tu les as bien méritées, tes deux semaines de vacances…
M’a-t’on dit.
Et, me suis-je répété aussi…
Je les ai bien méritées…
Mais au fait, qu’est-ce qui se mérite ?
Le malade à l’hôpital,
La mère de famille nombreuse,
L’ouvrier sans travail,
Et, à la limite,
Tous ceux que je connais
Et qui n’auront jamais de vacances.
Qu’est-ce qu’ils méritent de moins que moi ?
Seigneur,
Me voici en vacances…
Merci d’avoir fait que je puisse en prendre…
Fais que j’en sache profiter, à plein.
Pas tellement comme quelque chose
Que « je mérite bien ».
Mais comme un cadeau qui m’est fait,
D’une halte qu’on me permet
D’une occasion qui m’est donnée
De me rapprocher de Toi
Et de cette belle nature
Dont tu me permets de profiter…
Et de me rapprocher de mes frères,
Les autres,
Par les rencontres que je ferai.
Afin que lundi prochain
Je puisse reprendre le travail
Avec un cœur nouveau
Et un esprit nouveau.
Céline Lebel
Les vacances : un temps d’arrêt
Oui, arrête-toi, tu ne l’as pas volé.
Tu ne peux vivre sans cesse dans la course et le bruit,
dans les problèmes sans solution,
dans les contraintes et les gestes répétés.
Ne crois pas trop vite les marchands de soleil.
Les vraies vacances ne se mesurent pas au nombre de kilomètres.
Les vraies vacances,
c’est comme de vrais amis,
ça ne se vend pas, ça ne s’achète pas.
On peut râler sous le soleil on peut chanter sous la pluie.
Savoure les petits bonheurs, les grands coûtent trop cher.
Apprends à t’aimer toi-même et
entraîne-toi ainsi à aimer les autres.
Cultive le sourire, la parole agréable,
au-delà des petites guerres froides quotidiennes.
La réussite du monde,
c’est aussi la fraternité des personnes
dans les rencontres soudaines et libres.
A. Monnom
Les vacances : l’autre temps
Voici le temps de l'autre temps
Celui qui ne nous est pas imposé,
qui ne martèle plus nos journées
et ne nous oblige plus à courir.
Voici le temps de la découverte,
sans brutalité, sans précipitation,
sans orgueil, mais non sans effort.
Le temps de regarder pour voir,
le temps d'écouter pour entendre...
C'est le secret des hommes
et de l'homme, qui est là,
à portée d'yeux, de main, de cœur.
Voici le temps de sortir des limites,
des habitudes, des programmes.
D'aller en pays nouveaux,
de découvrir l'inconnu
au-delà du connu.
Voici le temps de l'autre temps
J.M Bedez
Dieu et les estivants
Je regarde mes fils en vacances, dit Dieu, parce que c’est moi qui les ai créés à mon image. Et même quand ils se reposent, ils sont à ma ressemblance.
Moi aussi après la Création, j’ai pris loisir de regarder mon oeuvre et je me suis reposé. Je suis pour le repos, dit Dieu. Bien entendu le repos après le travail dont j’ai donné l’exemple. Et mon fils Jésus, au temps où il maniait la varlope à Nazareth, vous croyez qu’il ne se reposait pas avec joie ? C’est pourquoi j’aime que vous soyez en vacances.
Mais quand je vous vois incapables de rester en place, dit Dieu, à tourner et à tournoyer comme des fourmis en déroute, je me dis que vos vacances, au fond, ce n’est pas du repos. Cette agitation c’est même un piège du malin qui vous empêche de penser à vous et aux autres et à Moi qui suis votre Père du ciel.
Je regarde mes fils en vacances, dit Dieu, et je ne trouve pas qu’ils aient tellement l’air d’être en vacances. Mais je ne trouve pas non plus qu’ils aient tellement l’air d’être mes fils. Sur les plages qui sont si belles et si bonnes, je le sais bien, moi, qui les ai faites, ils sont là étendus. Et malgré la clarté de mon soleil, ce n’est pas un joyeux tableau. Ils me font penser à ces pauvres gens dont mon Fils a eu pitié autrefois, comme en Palestine, las et prostrés comme un troupeau abandonné.
Je n’ai rien contre les corps bronzés et les bains de soleil, dit Dieu, le soleil, je l’ai créé moi-même. Et l’homme et aussi la femme, je les ai vus, au printemps du monde, au temps de leur innocence, aller et venir sur ma terre, où ils étaient nés. Et ça ne m’offusquait pas. Mais ce que je n’aime pas dans ces multitudes, c’est qu’elles s’ennuient et qu’elles ont l’esprit vide. On dirait que les âmes sont parties en vacances, abandonnant le corps sur le sable comme des poissons échoués.
Et ça, dit Dieu, ça ne me plaît pas. Boire, manger, dormir, se multiplier, dit Dieu, je n’en demande pas plus aux animaux que j’ai créés. Mais pour l’homme qui est mon fils, j’ai rêvé quelque chose de plus.
Même et surtout quand il est en vacances.
Michel QUOIST
Des Idées pour l’été !...
Prenez le temps de penser,
C’est la source du pouvoir.
Prenez le temps de jouer,
C’est le secret de l’éternelle jeunesse.
Prenez le temps de lire,
C’est la source du savoir.
Prenez le temps d’aimer et d’être aimé,
C’est une grâce de Dieu.
Prenez le temps de vous faire des amis,
C’est la voie du bonheur.
Prenez le temps de rire,
C’est la musique de l’âme.
Prenez le temps de donner,
La vie est trop courte pour être égoïste.
Prenez le temps de travailler,
C’est le prix du succès.
Prenez le temps de prier,
C’est notre plus grande force sur la terre.
(lu sur une affiche à Ouagadougou)
Prières pour les vacances
Fais, mon Dieu,
Que tu marches avec moi dans le silence,
Que je te retrouve au coin d’une chapelle
Que je te cherche dans les rencontres que je ferai,
Que je te prenne dans mon sac, sous la forme d’un poème, d’un crucifix ou d’une image,
Fais que je rencontre quelqu’un qui m’invite à prier
Ou que j’ose moi-même proposer le partage d’un psaume de louange
Je t’emmène avec moi,
Dans mon bateau ou dans mon sac à dos,
Car tu aimes l’aventure de ma vie et tu veux la vivre avec moi.
Tu n’aimes pas les vacances banales.
Tu n’as pas débranché ton portable
Et ton abonnement court toujours, en juillet août.
Si par hasard,
Ma route va à Lourdes ou encore à La Salette,
Je penserai bien fort à ceux de mes amis
Qui t’auront oublié,
Afin qu’à la rentrée
Ton invitation les surprenne
Ou les remette en route.
Seigneur, notre Dieu,
Veille sur ceux qui prennent la route :
Qu’ils arrivent sans encombre au terme de leur voyage.
Que ce temps de vacances soit pour nous tous
Un moment de détente, de repose, de paix !
Sois pour nous, Seigneur,
L’ami que nous retrouvons sur nos routes,
Qui nous accompagne et nous guide.
Donne-nous la joie simple et vraie
De nous trouver en famille et entre amis.
Donne-nous d’accueillir ceux que nous rencontrerons
Pour leur donner un peu d’ombre
Quand le soleil brûle trop,
Pour leur ouvrir notre porte
Quand la pluie et l’orage les surprennent,
Pour partager notre pain et notre amitié
Quand ils se trouvent seuls et désemparés.
Seigneur, notre Dieu, veille encore sur nous
Quand nous reprendrons le chemin du retour :
Que nous ayons la joie de nous retrouver
Pour vivre ensemble une nouvelle année,
Nouvelle étape sur la route du salut.
Prière inspirée de l’Itinarium « Prières pour les jours incontournables – ed. du Signe, 2001
CET ETE EN FLANANT
Cet été, passant devant une église
J’ai poussé la porte
Et pourtant je n’avais rien à Te dire
C’était pour voir…..par curiosité
Peut-être pour prier un peu
Comme il faisait bon dans ce silence et ce calme
Je me laisse envahir par un étrange besoin
Comme il faisait bon dans ta maison
Et pourtant je n’avais rien à Te dire
Mais l’autel, les bancs vides
Me parlaient des hommes et des femmes absentes
Qui viennent y prier
A d’autres moments, d’autres jours
Parce que pour eux, pour elles
Tu es certainement le Dieu de la Vie
Le Dieu de l’Amour
Maintenant, j’en suis sûr, cette église vit de Toi
Tu es bien le Créateur, l’Amour à l’infini
Celui qui est, qui était et qui vient
Celui qui est avec nous tous les jours
En poussant la porte de cette vielle église
Où tout parle de Toi
J’y ai fait une halte, j’y ai trouvé la Paix, la joie
Je n’avais rien à Te dire
Et je me surprends à te parler
J’emporte avec moi et pas seulement pour moi
Ton silence et ta Paix
Ton humble présence en ce lieu
M’a rempli de Ta Force
Tu m’as accueilli, je t’ai rencontré
Maintenant j’en suis sûr
Tu restes avec nous tous les jours
Je vais le dire à mes frères, à mes sœurs
Quelle joie s’ils pouvaient un jour aussi
Comme moi, rencontrer Ta présence
M P